Historique | Jumelage

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Historique du CNTL

Cercle Nautique et Touristique du Lacydon

Au pied du Fort Saint Jean et de l'abbaye de Saint Victor, site remarquable, un espace a été libéré de ses bateaux de pêcheurs dans les années soixante. Un groupe de marseillais, réunis autour de Maxime TARRAZI, a proposé à la municipalité de créer un club, qui verra le jour en 1970.  Plus d'un demi-siècle plus tard, il fait partie des plus grands clubs marseillais, dont la réputation des régates et coureurs a fait largement le tour du bassin méditerranéen.
Ce sont quelques 560 membres actifs, adeptes de la voile ou du moteur qui ont su réunir au sein de leur club, un pavillon flottant qui était à l'origine une simple barge transformée et adaptée à leurs besoins.
Ce club-house dont tous les espaces donnent sur la mer est un lieu où sociétaires, invités, sponsors et partenaires ont plaisir à se retrouver.

 

Aux vues des différentes épreuves sportives, le CNTL a pris une place importante au sein des différentes fédérations et ligues, et dans le cœur des marseillais.
Cette réussite tient essentiellement à l'esprit associatif de ses membres qui n'ont eu de cesse, depuis l'origine du Club, de perpétuer l'esprit de ses créateurs. Le CNTL, grâce à son activité et son emplacement géographique, est devenu indissociable de Marseille et de sa population.


La naissance d'un club

(Texte rédigé en 2010 par Henri Porta à l'occasion des 40 ans du Club)
Avant même la fin des travaux du tunnel sous le port, notre dynamique président Maxime Tarrazi avait constitué son équipe pour créer le CNTL (Association enregistrée le 20/01/1970) et la présenta à Monsieur le Maire de Marseille, Gaston Defferre. 
L'Association était composée de dix membres, dont j'eus l'honneur de faire partie en ma qualité de Technicien Naval, troisième de liste, chargé d'étudier les premières bases techniques suivant ses indications.
Étant Directeur du Chantier St-Nicolas et compte tenu de la proximité du Chantier situé à 100 mètres environ, j'étais tout désigné pour superviser la direction des travaux et avant cela d'assurer leur mise en forme en corrélation avec son fils Bernard Tarrazi, Architecte D.P.L.G, afin que soient exécutés les plans nécessaires à la présentation du projet aux Autorités Municipales. 
Ce fut par ailleurs le thème du diplôme d'architecte de Bernard Tarrazi, lequel lui valut une mention très bien. 

 

Premier projet

Il s'agit de vider intégralement le bassin afin de pouvoir le creuser pour créer un parc de stationnement sur toute la surface d'une capacité égale à 300 voitures environ.
Au-dessus, est prévue la construction de notre Pavillon Club en béton entouré de toutes parts par un ancrage des bateaux en étoile. Au rez-de-chaussée sont situés l'appareillage technique et l'atelier d'entretien, au premier étage, la réception et l'administration, au 2e étage le Restaurant, le 3e étage étant dénommé Pont du soleil et destiné à des réceptions diverses.
C'est peu dire que notre Président de l'époque était un grand précurseur :  nous n'aurions jamais eu de problème de parking, tels que nous les avons toujours connus et dont nous souffrons encore aujourd'hui !
Je prends encore beaucoup de plaisir à décrire ce spectaculaire projet, même si, comme souvent hélas, les problèmes des uns ne correspondent pas aux problèmes des autres.
En effet, nous avons été déboutés, car en cas d'incident grave, les tronçons constituant le tunnel sous le port devaient être en mesure d'être réparés dans le bassin, et dans ce cas, nous serions mis en demeure d'évacuer toutes nos installations en 48 heures. Cette contrainte est toujours valable !
 

Second projet

Ayant obtenu malgré tout l'autorisation d'occuper le bassin et dans l'attente de la nouvelle étude, un premier ponton fut construit à l'aide de bidons de gasoil - qui sont toujours en service d'ailleurs. Notre Club Nautique commence à vivre. Un peu exigu certes, mais qu'importe, le Commandant Dominici prend les fonctions de premier directeur.
A noter qu'outre la participation financière de quelques membres du comité pour réaliser ce pavillon et les pannes, Maxime Tarrazi avait mis à contribution son ami Paul Ricard.
Ce refus n'est rien pour le dynamisme de notre cher Président ! “Bien, Messieurs, Bernard et Henri, concoctez-nous autre chose, tout aussi alléchant…”
C'est ainsi que nous avons pensé à l'implantation actuelle.
Bernard s'est remis à la planche, quant à moi, avec le commandant Dominici, nous sommes partis à la recherche d'un chaland ou barge.
 

Recherche d'une barge

Nos recherches ont duré plus de deux ans : trop petits, trop légers, trop anciens, en trop mauvais état, etc., jusqu'au jour où nous apprenons qu'un porte-blocs serait mis en vente par une société de travaux portuaires.
Qu'est-ce qu'un porte-blocs ?  C'est un gros ponton flottant très fortement constitué et renforcé, sur lequel on va confectionner des gros blocs de béton (de 4 à 5 tonnes, 2 à 3 m de long, 2 m de haut, 1 m. de large), puis ensuite à l'aide de pompes internes, on remplit les ballasts latéraux afin d'incliner le porte-blocs et de faire glisser ces derniers à l'eau pour construire des digues ou des jetées de protection portuaire.
Monsieur le général Bouat et moi-même avons les pleins pouvoirs pour négocier au mieux et l'amener le plus rapidement possible à Marseille. Les forme de radoub étant bien trop chères à Marseille, nous parvenons à conclure et à faire tirer à terre notre ponton à l'Estaque.
La visite à terre confirme notre achat, pas de surprise, nous pouvons tout de suite penser à sa transformation et son aménagement au mieux de nos intérêts et possibilités. La planche à dessin chez Bernard fume, il faut faire du beau, du solide, simple mais élégant, surtout pas cher. 
 

Le pavillon prend forme

Quatre à cinq mois s'écoulent, notre pavillon flottant commence à faire l'admiration de tous les actionnaires.
Nous sommes prêts à le mettre à l'eau, l'immersion est parfaite, les données de stabilité sont conformes aux calculs. Les préparations d'ancrage étant terminées, nous passons au remorquage.
Au cours de la phase d'étude, une bonne nouvelle nous attend : nous découvrons avec plaisir que nous n'aurons pas besoin de protection anti-corrosion.
Les travaux du tunnel ayant nécessité une protection cathodique très puissante, un important dispositif a été installé le long du quai pour pallier les problèmes parasites de corrosion électrique, nous allons pouvoir faire l'économie d'un nombre considérable d'anodes de protection.

Nous entrons dans le Vieux-Port

Nous entrons rayonnants dans le Vieux-Port : les photographes, la presse, la radio, la télévision, tout y est.
Notre Président est au comble de la joie, comme nous le sommes tous. L'amarrage est effectué sans difficulté, il ne nous reste plus qu'à terminer certains petits travaux d'aménagement et de décoration.
Je vous laisse à penser la fête qui s'en est suivie.
Pour nous techniciens le travail est terminé, conformément aux vœux du Président.

 


30 ans sans aucun soucis, jusqu'au jour où ?

C'est ainsi que notre pavillon a rempli sa fonction durant plus de trente ans jusqu'au jour où nous nous sommes aperçus que certaines microscopiques fuites dues aux frottements anciens, au cours de sa carrière, concernaient les bouchains et certaines tôles du fond qui devaient être remplacées.
Le constat laissait néanmoins apparaitre que la coque, pour ce qui concerne les parties latérales au-dessus des bouchains était encore bonne. Après sondage, avec l'approbation du Bureau Veritas Maritime nous décidons de faire construire un double fond avec ballasts. Le principe du ballast est un double fond compartimenté, servant à corriger à l'aide de vidange ou remplissage d'eau, lastabilité ou l'assiette du pavillon. (Description, plans ci-dessous)
 

J'ai dessiné l'ensemble de la construction de ce double fond et nous avons, avec le Commandant Joncour, consulté les chantiers de réparation navale à Marseille ainsi que plusieurs chantiers terrestres, dont le chantier d'Arles, spécialiste des constructions de grosses cuves ou citernes, qui a remporté le marché.
Fort bien équipé, ce chantier a construit en plusieurs éléments la totalité des huit ballasts et les a acheminés par transport routier jusqu'à la partie de quai que nous avions louée dans le Port Autonome.
Ensuite, tous les éléments ont été assemblés jusqu'à former un bloc de 38,94 m de long, 10,70 m de large et 0,95 m de hauteur qui fut mis à l'eau à l'aide de grues. Puis l'élément complet fut remorqué jusqu'en cale sèche (voir ci-dessous les séquences méthodes d'assemblage Ballast et Pavillon.)
 




 

Notre Pavillon en cale sêche

Nous avions prédéfini et fixé des points de repères très précis pour permettre l'échouement du Pavillon, puis nous avons rempli d'eau l'ensemble des ballasts afin de recevoir et de raccorder le pavillon flottant.
C'était une opération hautement délicate car il ne fallait pas qu'il y ait du vent pour échouer à son tour le pavillon sur ces ballasts en asséchant la cale, très lentement.
Hélas il y a eu une mauvaise entente : de ma part, ou du Port Autonome, où le vent, où la mise en eau trop rapide, le pavillon s'est échoué à quelques centimètres, hors de nos repères.  Nous avons dû reprendre le processus au départ, avons rempli la cale sèche à nouveau, cette fois avec plus de précautions encore, et à la deuxième tentative l'échouement a été parfait, sous les applaudissements au grand complet de tous les participants.
Le raccordement des deux pièces devient dès lors presque un jeu d'enfant : les bouchains défectueux sont supprimés et les tôles de carreau sont découpées jusqu'à leurs parties saines pouvant être raccordées avec les nouveaux fonds. Nous passons ensuite au sablage complet de ce nouveau pavillon et appliquons les couches successivesde protection et de finition. Le travail maritime étant terminés, nous nous attaquons à la modification des aménagements.

 

Un étage de plus

Le gros œuvre de surélévation s'exécute toujours au bassin, compte tenu des moyens de levage mieux adaptés. Les travaux d'aménagement internes, tels que menuiserie, électricité, plomberie, peinture et décoration, seront terminés au poste habituel au Vieux-Port.
Nous remorquons donc le nouveau pavillon et nous voilà de retour à notre point de départ : journaux photographes, télévision etc., le pavillon reprend sa place. Tout est prêt, l'amarrage s'effectue sans encombre, quelques amarres sont à réajuster, nous rebranchons l'électricité et l'eau, nous voilà prêt pour terminer les travaux d'aménagement.
Notre Président fondateur n'est hélas plus là mais, son œuvre perdure, elle est devenue plus importante et s'est enrichie d'un Pavillon, plus grand, digne de son souvenir, surélevé d'un étage pour la partie administrative et directoriale.
Je ne peux oublier de citer aussi tous ceux qui ont œuvré à ces travaux, tous les bénévoles, les présidents successifs, sans oublier le personnel administratif et technique qui n'a pas toujours eu la tâche facile.
 
Je tiens aussi à féliciter les travaux d'amélioration qui ont été effectués depuis, car ils sont dignes de leurs prédécesseurs.
(Texte rédigé en 2010 par Henri Porta à l'occasion des 40 ans du Club)
 

Histoire d'un Jumelage

Tout a commencé en juillet 2004 avec l'escale de la DUO MAX, la première du nom, née de l'initiative de Marc SANJUAN, Manuel GARCIA et Jean Christophe TILLET.
L'excellente qualité de l'accueil réservé aux organisateurs et aux participants a donné l'idée d'un rapprochement entre les deux clubs. Le principe d'un jumelage, évoqué de part et d'autre, venait de naître.
Très honorés qu'un club aussi renommé que le Real Club Maritim de Barcelone propose un rapprochement nous a fait réaliser, en cette circonstance, que le CNTL avait notamment auprès de nos interlocuteurs une aura que nous ne soupçonnions pas. Peut-être qu'a force de vivre  de l'intérieur les évènements du Club, nous n'en mesurions pas à sa juste valeur, l'image réelle, au demeurant prestigieuse.
C'est dans le cadre imposant du Salon nautique de Barcelone que le RCMB et le CNTL ont concrétisé leur projet de jumelage.
Le vendredi 12 novembre 2004, accompagné par le clan des "hispanisants",(Manu GARCIA l'andalou, Marc SANJUAN et Jean Claude CABOT, les catalans du Sud et du Nord), Roger CIAIS a apposé sa signature en regard de celle de Luis CORBELLA sur les documents de jumelage rédigés en français et en catalan.
Voilà le CNTL et le RCMB jumelés par un acte solennellement visés à deux pas de la Coupe America exposée, au salon, sous bonne garde…
Le soir même, le RCMB tenait sa fête annuelle d'une très belle tenue, réunissant un peu moins de trois cents personnes, sous chapiteau.
Le Président et les représentants du CNTL y ont été reçus avec les honneurs.
Le Président du RCMB, dans ses allocutions, a célébré le jumelage dans des termes extrêmement chaleureux. Et notre Président, d'une envolée inattendue, a débuté son discours de réponse en espagnol pour terminer les quelques phrases castillanes par un "ole" retentissant, soulevant l'enthousiasme des participants.
Le jumelage des deux clubs cités ci-dessus, a pour objet :

 
  • de créer des liens touristiques, culturels et nautiques,

  • de favoriser les échanges dans tous les domaines,

  • de renforcer les liens d'amitié qui existent déjà, tant sur le plan des personnes que des associations.

Ainsi pourraient être organisées des rencontres entre les membres de ces associations et leurs amis, afin de mieux faire connaître leurs pays et leurs régions, leurs traditions et leurs cultures.
De même pourront être organisées des manifestations sportives,
 rallyes nautiques et autres.
Et maintenant, le moment est venu pour les clubs de donner vie
à ce "hermanamiento".

Jumelage

Le CNTL est jumelé avec les Clubs Nautiques ci-dessous: 
 



Sidi Bou Saïd (Tunisie)





Real Club de Masnou (Espagne)




Reial Club Maritim de Barcelone (Espagne),
notre partenaire pour la DUO MAX.